Digitalisation de la santé : la Confédération des syndicats de pharmaciens pose ses conditions face à la CNSS

La CSPM a exposé jeudi ses conditions pour accompagner la digitalisation du système de santé : intégration pleine du pharmacien au dispositif numérique, rémunération juste des actes et révision du cadre légal.

Par

AFP

La Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (CSPM) a tenu, jeudi 16 octobre, une importante réunion de son Conseil national consacrée à la Feuille de Soins Électronique (FSE) et au Dossier Patient Partagé (DPP). Cette réunion intervient après une rencontre tenue le matin même avec la CNSS, durant laquelle la Confédération a exposé sa vision et les impératifs essentiels pour garantir la réussite du chantier de digitalisation du système de santé.

Le président de la CSPM, Dr Mohamed Lahbabi, a rappelé que le rôle du pharmacien est central dans le parcours de soins et qu’il est le garant de la sécurité thérapeutique du patient. “Il ne peut y avoir de Feuille de Soins Électronique sans médicament”, a-t-il souligné.

Cinq revendications au cœur du dialogue avec la CNSS

La Confédération insiste sur la nécessité d’intégrer le Dossier Pharmaceutique (DP) au sein du DPP. C’est à travers ce dossier que le pharmacien pourra exercer pleinement son rôle professionnel et scientifique, notamment en matière de dispensation, de suivi thérapeutique, d’éducation du patient et de prévention.

Lors de sa rencontre avec la CNSS, la CSPM a défendu plusieurs principes essentiels : un partenariat gagnant-gagnant entre la CNSS et les pharmaciens, une rémunération juste pour chaque acte numérique effectué par le pharmacien, et une contribution matérielle pour la normalisation et l’équipement des officines afin d’accompagner la transition digitale.

“Digitaliser la santé, c’est aussi valoriser le pharmacien. Nous croyons à une transformation réussie, juste et partagée, fondée sur la confiance et le respect mutuel”

Dr Mohamed Lahbabi, président de la CSPM.

La Confédération réclame également la révision du cadre légal, notamment la loi 19-22, jugée inadaptée à la réalité de la profession, le respect du circuit pharmaceutique pour la délivrance et le remboursement des dispositifs médicaux stériles, l’accès impératif du pharmacien au Dossier Patient Partagé, au même titre que les autres professionnels de santé, ainsi que la mise en place d’un cadre conventionnel clair, garantissant les droits et devoirs de chaque partie.

La Confédération réaffirme sa volonté d’accompagner ce projet national, mais reste ferme sur ses principes. “Digitaliser la santé, c’est aussi valoriser le pharmacien. Nous croyons à une transformation réussie, juste et partagée, fondée sur la confiance et le respect mutuel”, a conclu Dr Mohamed Lahbabi, président de la CSPM.

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