Le gouvernement prépare une nouvelle stratégie de lutte contre la corruption, selon Amal El Fallah Seghrouchni

La ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a annoncé que le gouvernement travaille, en concertation avec les acteurs concernés, à l’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption.

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La ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni le 13 octobre 2025 au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Intervenant lundi 13 octobre à la Chambre des représentants, la ministre a précisé que l’exécutif a renouvelé la désignation des représentants de la société civile au sein de la Commission nationale de lutte contre la corruption, tout en invitant l’association Transparency Maroc à désigner un remplaçant à son secrétaire général.

Elle a souligné que le gouvernement « ne peut ignorer aucun acteur national, qu’il s’agisse d’une institution constitutionnelle, d’une organisation de la société civile ou du secteur privé ».

Dans le cadre de l’évaluation de la stratégie nationale actuelle, deux réunions se sont tenues le 11 septembre dernier avec des représentants du Réseau marocain pour la protection des deniers publics et de Transparency Maroc, au siège de l’Instance nationale de la probité, afin de recueillir leurs observations.

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Après la collecte des données qualitatives et quantitatives nécessaires, la ministre a indiqué qu’une nouvelle stratégie sera élaborée en tenant compte des leçons tirées de la précédente, des transformations socio-économiques du pays et des évolutions du contexte international.

De son côté, le député Abdessamad Haïker, du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), a accusé le gouvernement d’avoir « retiré le projet de loi sur l’enrichissement illicite » et d’avoir instauré un « bouclier législatif » empêchant la société de dénoncer les cas de corruption à travers les articles 3 et 7 du Code de procédure pénale.

Selon lui, « la lutte contre la corruption n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement », rappelant que le Maroc a reculé à la 99e place dans l’indice de perception de la corruption.

Haïker a également alerté sur le coût économique du phénomène, estimé à 50 milliards de dirhams par an, un montant qui, selon lui, pourrait financer douze CHU ou créer jusqu’à 100.000 emplois directs et 150.000 indirects.