A ma connaissance, tous les points de passage de Gaza ne sont pas ouverts à l’aide humanitaire. C’est le principal problème actuellement, et c’est ce que les humanitaires, y compris le CICR, ont réclamé au cours de ces dernières heures », a déclaré un porte-parole du CICR, Christian Cardon, lors d’un point de presse à Genève. Cette ouverture doit être effective « de toute urgence », a-t-il insisté.
« Nous demandons que les tous points de passage soient ouverts », a insisté à ses côtés un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU, Jens Laerke.
Il a également demandé que les points de passage qui avaient été détruits par les bombardements israéliens soient réparés et ouverts, suite au cessez-le-feu en vigueur depuis vendredi entre Israël et le Hamas.
Le porte-parole d’Ocha a appelé de ses vœux une montée en puissance de l’aide acheminée à Gaza, mais souligné que cela ne dépendait pas des humanitaires.
« Nous disposons dans la région de 190.000 tonnes prêtes à être envoyées », notamment en Jordanie et en Egypte, a relevé M. Laerke.
La campagne aérienne et terrestre lancée par Israël pour « anéantir » le Hamas et « ramener les otages à la maison » a fait plus de 67.000 morts parmi la population civile de Gaza, décimant des familles entières.
L’aide humanitaire n’est rentrée qu’au compte-goutte, un blocus hermétique du territoire imposé par Israël début mars 2025 ayant été relativement assoupli depuis fin mai.
Des experts partenaires de l’ONU ont confirmé en août qu’une famine était en cours dans une partie du territoire.
(avec AFP)
