Sa formation, jusqu’alors seulement présentée comme un « groupement d’électeurs », avait créé la surprise lors des élections européennes de juin 2024, en obtenant environ 4,5% des voix et trois sièges au Parlement.
Devant des milliers de partisans enthousiastes, brandissant des drapeaux, Alvise Perez, 35 ans, a promis de s’attaquer à la corruption, à la criminalité et aux formations politiques traditionnelles, et a promis d’importantes réductions d’impôts.
Il a aussi annoncé son intention de mettre en place le « plus grand plan d’expulsions de l’histoire récente de l’Espagne » visant les étrangers en situation irrégulière, qui sera financé par le « gel » de l’aide publique au développement.
Sur les réseaux sociaux – il compte plus d’un million de suiveurs sur Instagram -, Alvise Perez a publié une vidéo le montrant sur un jet ski allant planter un drapeau espagnol sur une île au large du Maroc.
Dans son discours, il a aussi vilipendé une Union européenne « qui a trahi ses principes fondateurs » au profit d’une « bureaucratie mondialiste » et promis un référendum sur le maintien du pays en son sein si Bruxelles ne « respecte » pas Madrid.
Lors des dernière élections européennes, Alvise Perez avait bénéficié de la forte progression du vote d’extrême droite un peu partout en Europe, y compris en Espagne, pays autrefois considéré comme isolé des poussées extrémistes après la dictature fasciste du général Francisco Franco (1939-1975).
Mais sa popularité a décliné depuis, chutant autour de 1% des intentions de vote selon des sondages récents.
Le Tribunal suprême d’Espagne a ouvert quatre procédures contre lui, notamment pour des soupçons de financement illégal de ses activités politiques et de harcèlement envers les deux députés européens élus sous l’étiquette « La Fête est finie » en 2024 et qui ont depuis rompu avec lui.
