Après plusieurs jours de détention dans une prison israélienne, les militants marocains Aziz Rhali et Abdelazim Ben Draaoui ont finalement recouvré la liberté. Selon des sources proches des deux hommes, ils ont été transférés tôt ce matin vers la Turquie à bord d’un vol spécial, marquant ainsi la fin d’un épisode douloureux qui a tenu en haleine leurs proches et de nombreux défenseurs des droits humains au Maroc et ailleurs.
La nouvelle de leur libération a été confirmée par plusieurs personnes impliquées dans la campagne de soutien aux membres de la flottille humanitaire pour Gaza. S
ur son compte Facebook, Ayoub Habraoui, membre de l’équipage du bateau Dir Yassine, a écrit : “Les camarades Aziz Rhali et Abdeladim Bendraoui ainsi que les autres détenus ont été transférés des territoires occupés vers la Turquie ce matin”.
Les deux Marocains faisaient partie d’une mission internationale baptisée Global Sumud Flotilla, composée de plusieurs navires civils transportant des militants et des journalistes acheminant des vivres et du matériel humanitaire à destination de la bande de Gaza.
Le 1er octobre dernier, les forces israéliennes ont intercepté le bateau Dir Yassine en haute mer, avant de s’en prendre au Florida le lendemain. Les équipages ont été arrêtés et transférés vers le port d’Ashdod, avant d’être placés en détention.
Aziz Rhali et Abdelazim Ben Draaoui faisaient partie de ces passagers, parmi lesquels figuraient également des ressortissants de plusieurs pays. Durant leur détention, les deux militants marocains ont été incarcérés dans la prison de Ktziot, située dans le désert du Néguev, une prison tristement célèbre pour ses conditions de vie difficiles.
Plusieurs témoignages recueillis par des proches des détenus évoquent des actes de maltraitance, des interrogatoires prolongés et des privations de sommeil. Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces pratiques, rappelant que la détention de civils engagés dans une mission humanitaire constitue une violation du droit international.
Depuis leur arrestation, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer leur libération. Un sit-in a été organisé à Rabat devant le ministère des Affaires étrangères, tandis que plusieurs ONGs et personnalités publiques ont multiplié les appels aux autorités israéliennes et aux institutions internationales pour garantir leur sécurité et exiger leur libération immédiate.
