Flottille pour Gaza : manifestation à Rabat pour Aziz Rhali et Abdelazim Ben Draaoui détenus par Israël

Un groupe de défenseurs des droits humains a organisé, mardi 7 octobre, un sit-in devant le siège du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, afin de réclamer une intervention urgente pour la libération de Aziz Rhali et Abdelazim Ben Draaoui, détenus par les autorités d’occupation israéliennes.

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Les deux militants marocains sont toujours emprisonnés après leur participation à la Flottille de la Liberté mondiale, une initiative visant à lever le blocus imposé à Gaza. Ils faisaient partie d’un groupe comprenant également trois participants norvégiens et une citoyenne espagnole, tous remis en liberté, à l’exception des deux Marocains.

Les manifestants ont brandi des portraits de Rhali et Ben Draaoui et ont exhorté le ministère à intervenir immédiatement pour obtenir leur libération, soulignant qu’ils participaient à une mission humanitaire en solidarité avec la population de Gaza.

Lors des prises de parole, plusieurs intervenants ont dénoncé la détention prolongée des deux Marocains par les autorités israéliennes, la qualifiant d’acte de représailles.

Dans ce contexte, Rachid Fellouli, membre du secrétariat du Groupe national d’action pour la Palestine, a déclaré que ce rassemblement symbolique devant le ministère vise à rappeler à l’État marocain sa responsabilité constitutionnelle et légale d’agir rapidement pour sauver les deux citoyens marocains détenus, d’autant plus que des informations font état de tortures et de mauvais traitements infligés par les autorités israéliennes.

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Fellouli a insisté sur le devoir de l’État de protéger et défendre ses ressortissants, estimant que cette mobilisation constitue un message face au silence officiel entourant cette affaire.

Il a rappelé que la participation des deux Marocains à la flottille relevait d’un acte humanitaire pacifique, et a appelé à une prise de position claire et officielle du Maroc, ainsi qu’à un renforcement de la solidarité populaire et de nouvelles actions de protestation pour faire pression en faveur de leur libération.

De son côté, Ahmed Ouihmann, président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, a dénoncé l’inaction du gouvernement face à cette situation, appelant l’État à assumer pleinement sa responsabilité et à agir sans délai pour obtenir la libération des deux militants marocains.