Parmi ces cadres mis à pieds figurent des professeurs, médecins spécialistes, médecins résidents, infirmiers anesthésistes et sages-femmes du service de maternité de l’hôpital régional (CHR) Hassan II. Ces suspensions interviennent dans le contexte des récents décès de femmes enceintes enregistrés dans ce service.
Le bureau local « exprime sa profonde inquiétude face à ces décisions administratives et affirme son soutien inconditionnel aux professeurs et professionnels de santé concernés, saluant leur engagement constant, leur sérieux et leur dévouement dans l’accomplissement de leurs missions d’enseignement, de formation et de soins. »
Le syndicat « rappelle les nombreux communiqués publiés par les précédents bureaux locaux de la faculté, dénonçant les conditions de travail déplorables au sein de l’hôpital régional, le manque criant d’équipements médicaux, et l’absence de volonté réelle d’apporter des solutions structurelles aux dysfonctionnements qui ne cessent de s’aggraver. »
Le bureau souligne l’existence de plusieurs cas médicaux similaires survenus dans d’autres services hospitaliers, sans qu’aucune mesure comparable n’ait été prise. Il considère que ces suspensions traduisent une approche sélective et injuste de la part de l’administration.
Le syndicat « exprime son étonnement face à la méthode de travail de la commission d’enquête dépêchée par l’inspection générale du ministère de la Santé, estimant qu’elle n’a pas pris en compte l’avis du chef du service concerné ni du directeur du centre hospitalier universitaire. »
Le bureau local « met en garde contre les signaux négatifs que véhiculent ces décisions administratives, susceptibles de démoraliser les équipes médicales et paramédicales et de nourrir un climat de méfiance au lieu d’encourager la transparence et la recherche de solutions durables. »
En conséquence, le Syndicat national de l’enseignement supérieur annonce la tenue d’une assemblée générale extraordinaire le mercredi 8 octobre 2025 à 16 heures à la Faculté de médecine et de pharmacie d’Agadir, pour débattre des suspensions et des formes d’action syndicale à adopter. Il exprime sa solidarité totale et sans condition avec l’ensemble des professionnels de santé suspendus, dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire en cours.
