Huit organisations féminines rattachées aux principaux partis politiques représentés au Parlement ont annoncé, vendredi, la création d’un groupe de travail transpartisan destiné à formuler des propositions communes de réforme du système électoral en vue des prochaines échéances.
Les signataires présentent l’initiative comme une réponse directe à l’appel royal du 29 juillet en faveur d’élections inclusives. Dans un communiqué conjoint, les structures ont expliqué avoir tenu une série de rencontres avec les secrétaires généraux des partis concernés. Selon le texte, tous les dirigeants ont salué l’initiative, l’envisageant comme un cadre de dialogue et de plaidoyer collectif appelé à se pérenniser pour traiter d’autres questions nationales.
Les signataires insistent sur la portée politique et constitutionnelle de leur démarche : élargir la participation politique des femmes est présenté comme une condition de renforcement de la démocratie et du développement durable, une voie vers la rénovation des élites politiques et la traduction effective du principe constitutionnel de la parité.
Les organisations indiquent avoir dégagé plusieurs propositions concrètes à porter dans le débat public et auprès des acteurs institutionnels. Parmi les mesures avancées figurent notamment le maintien du système de listes électorales comme mécanisme garantissant la représentation féminine, assorti de la création de circonscriptions réservées aux femmes ; la fixation d’un seuil minimum de représentation féminine “d’au moins un tiers” comme étape vers l’atteinte de la parité constitutionnelle ; des dispositifs organisationnels et financiers pour soutenir les candidatures féminines, incluant un soutien monétaire avant et après les campagnes électorales ; la mise en place de formations continues pour renforcer les compétences des candidates ; la promotion de la candidature directe des femmes au niveau des circonscriptions locales, afin d’assurer une représentation durable et ancrée dans les territoires.
Les promotrices de l’initiative insistent sur le caractère complémentaire de ces mesures : le soutien financier et formatif vise à accroître la qualité et la compétitivité des listes et candidatures féminines, tandis que les aménagements institutionnels (circonscriptions réservées, seuils contraignants) chercheraient à garantir des résultats effectifs et rapides.
L’initiative intervient dans un contexte où la question de la représentativité et de la place des femmes en politique est de nouveau au centre des débats institutionnels. Les promotrices indiquent vouloir continuer le dialogue avec les secrétaires généraux et les instances gouvernementales, et transformer leurs propositions en amendements ou mesures opérationnelles à inscrire dans la réforme du code électoral en préparation.
