Selon Alyaoum 24, il a également promis de « combattre les pratiques nuisibles au processus électoral ». Lors d’une conférence de presse, lundi au siège du PPS à Rabat, consacrée à la présentation du mémorandum du parti sur la réforme du cadre électoral des législatives de 2026, Benabdallah a souligné que la neutralité de l’administration implique aussi une responsabilité des partis dans le choix de candidats compétents et intègres.
Selon lui, la question électorale n’est pas une affaire technique mais « politique et constitutionnelle ». Dans ce sens, et conformément aux hautes instructions royales, le ministère de l’Intérieur assurera l’organisation des scrutins aux côtés d’une instance de suivi composée des partis, au niveau national et régional, en présence d’un magistrat.
Benabdallah a par ailleurs dénoncé « les dérives » qui affectent la vie politique, évoquant la restriction des droits et libertés, la domination de l’argent et de la corruption dans le champ électoral, la dévalorisation de l’action partisane, ainsi que la crise de confiance, l’abstention et le déficit de crédibilité des institutions élues, autant de facteurs pouvant mener, selon lui, à « un glissement vers le vide politique ».
