Dans un mémorandum relatif aux élections de 2026, dont TelQuel Arabi détient une copie, le parti souligne que l’accaparement des sièges parlementaires par certains élus pendant des décennies a affaibli la vitalité du travail législatif et réduit les possibilités de renouvellement du discours et de la pratique politiques.
Concernant les conditions de candidature, le parti propose la suppression du dépôt financier exigé pour les listes et les candidats des partis, fixé à 5.000 dirhams. Selon lui, cette mesure avait du sens à une époque où certaines candidatures se présentaient sans véritable affiliation politique, mais le contexte actuel justifie sa révision.
Le mémorandum recommande aussi de supprimer l’obligation de validation administrative pour les candidatures présentées sous l’égide d’un parti, en la remplaçant par une validation directe du secrétaire général du parti ou de son représentant. Les dossiers de candidature devraient en outre inclure les empreintes digitales des candidats, afin de garantir sérieux et crédibilité. Le parti estime que cette simplification allégerait la charge administrative et permettrait aux partis de concentrer leurs efforts sur l’encadrement de la campagne et la mobilisation des électeurs.
Soutenir les candidatures des femmes et des jeunes
Le document propose également des réformes structurelles pour renforcer la représentativité des femmes et des jeunes. Il suggère d’étendre les mécanismes de discrimination positive aux conseils régionaux et communaux, et pas seulement au Parlement. Il préconise aussi d’imposer aux partis un quota raisonnable de femmes et de jeunes dans leurs instances dirigeantes, et de leur allouer des budgets spécifiques pour des formations politiques annuelles.
Par ailleurs, le parti appelle à conditionner une partie du financement public des partis à la promotion de la participation des femmes et des jeunes, et propose la création d’un fonds spécial pour soutenir leurs candidatures aux élections locales et législatives.
Il recommande en outre des programmes financés par le ministère de l’Intérieur pour former de jeunes compétences à l’exercice des fonctions publiques locales, régionales et nationales, ainsi que pour préparer des femmes leaders en politique et en gestion publique. Le parti encourage également l’organisation d’universités politiques par les partis pour former et encadrer les jeunes élites.
Éviter le cumul des mandats
Au sujet du système électoral, le Parti de la Choura et de l’Istiqlal préconise l’adoption du scrutin uninominal dans les circonscriptions locales pour élire les membres de la Chambre des représentants. Il estime que ce système consolide la relation directe entre les citoyens et leurs représentants, facilite la reddition des comptes et assure une représentation géographique plus juste.
Enfin, le parti propose d’instaurer l’incompatibilité entre le mandat de député et la présidence d’un conseil communal, d’arrondissement, d’un groupement de communes ou d’une chambre professionnelle. L’objectif est d’éviter les cumuls de fonctions exécutives et législatives, sources de conflits d’intérêts et d’inefficacité dans la gestion des affaires publiques.
