Selon Hespress, l’Égypte occupe la première place avec environ 134.000 têtes, soit plus de 36 % du total exporté. À elles seules, les exportations du Pará comptent pour 64 % des ventes de bovins vivants du Brésil, dominées par la demande africaine, en particulier celle de l’Égypte, du Maroc et de l’Algérie.
“Ce résultat consolide le leadership du Pará et met en avant l’importance croissante du secteur bovin dans le commerce international des animaux vivants”, a déclaré Maria de Lourdes Mincem, coordinatrice du Secrétariat fédéral au développement agricole et à la pêche. Elle a précisé que rien qu’en juillet, les exportations de l’État ont atteint plus de 56.000 têtes, en hausse de 40,6 % par rapport à la même période en 2024.
Les marchés africains et asiatiques absorbent l’essentiel des exportations, avec une tendance au diversification vers de nouvelles destinations. L’Égypte, malgré son rôle de premier client, privilégie des animaux plus légers, à l’instar de l’Arabie saoudite (16.000 têtes) et de la Turquie (23.000 têtes).
Le Maroc, lui, opte pour des bovins plus lourds, dépassant en moyenne 540 kg, ce qui traduit une préférence pour des animaux prêts à l’abattage ou nécessitant un cycle d’engraissement réduit. Selon la responsable brésilienne, cette tendance est similaire à celle observée en Algérie.
Sur le plan financier, la valeur des exportations du Pará a dépassé 343 millions de dollars entre janvier et juillet, soit une progression de 69 % sur un an.
