10 mois de prison ferme pour le conducteur qui avait renversé la petite Ghita sur la plage de Sidi Rahal

Le tribunal de première instance de Berrechid a rendu son jugement dans le dossier connu sous le nom de "l’affaire de la fillette Ghita", percutée par une voiture le 15 juin dernier sur la plage de Sidi Rahal, dans la région de Casablanca.

Par

Après avoir grièvement percuté la petite Ghita, 4 ans, le 15 juin 2025 sur une plage de la région de Casablanca, le conducteur d’un 4x4 a été placé en détention provisoire

Selon Hespress, le prévenu a été acquitté de l’accusation de modification des lieux de l’accident, mais reconnu coupable pour le reste des charges. Il a écopé de dix mois de prison ferme et d’une amende de 500 dirhams, après que le tribunal a établi qu’il avait pénétré avec son véhicule sur les dunes.

Sur le plan civil, il devra verser à la famille de la victime une indemnité de 400.000 dirhams. La société d’assurance a été écartée de la procédure et un délai de dix jours a été accordé pour faire appel.

La décision a été prononcée après l’examen du rapport d’expertise médicale du Dr Noureddine Hilal, mandaté par la famille. Ce rapport indique que Ghita, 4 ans, blessée le 15 juin dernier, a subi une fracture du crâne avec compression du lobe frontal et hématome, nécessitant une opération chirurgicale urgente.

D’autres blessures ont été constatées : plaie profonde du cuir chevelu, éraflures au visage et à la main, déchirure de la paupière droite suturée avec précision, et perte de conscience à l’arrivée en clinique.

à lire aussi

L’expertise conclut à une incapacité totale temporaire de 120 jours et à une incapacité partielle permanente de 80 %, imposant une assistance quotidienne, un suivi médical et psychologique à long terme, ainsi que des séances de rééducation physique et cognitive.

La défense a plaidé que l’accident relevait du « coup du sort » et non d’une infraction pénale, soulignant que l’accusé « n’a pas pris la fuite et a conduit la victime à la clinique ».

Les avocats ont également pointé la responsabilité de la commune, évoquant l’absence de panneaux interdisant l’accès des véhicules à la plage, tout en affirmant que l’accusé disposait d’un permis valide et que le véhicule était assuré.