Procès de l'affaire Ghita : “Touche pas à mon enfant” se porte partie civile

Ghita, 4 ans, a été violemment percutée par un 4x4 alors qu'elle jouait dans le sable sur la plage de Sidi Rahal, dans la région de Casablanca. Crédit: DR

L’audience du 30 juin au tribunal de première instance de Berrechid, consacrée à l’affaire de la fillette Ghita renversée sur une plage de Sidi Rahal, a été marquée par de vifs échanges autour de la recevabilité d’une association en tant que partie civile, sur fond d’émotion et de tension.

Lors de l’audience qui s’est tenue ce lundi 30 juin au tribunal de première instance de Berrechid, l’intervention de l’association “Touche pas à mon enfant” dans le dossier de la fillette Ghita, renversée par une voiture sur la plage de Sidi Rahal, a provoqué un vif débat procédural et des échanges tendus entre avocats.

L’association, qui se porte partie civile dans le dossier, estime que les circonstances tragiques de l’affaire justifient cette qualification ; elle souligne par ailleurs son engagement pour la protection de l’enfance en général et de Ghita en particulier, selon nos confrères de Hespress.

En réponse, la défense du prévenu a contesté la légitimité de l’association, lui reprochant de ne pas justifier de sa qualité d’association d’utilité publique, condition sine qua non pour intervenir au titre de partie civile selon l’article 7 de la loi de procédure pénale. Après un échange houleux, le tribunal a décidé de suspendre l’audience jusqu’à ce que le calme soit rétabli.

Pour rappel, Ghita, une fillette âgée de 4 ans, a été grièvement blessée après avoir été renversée par une voiture sur la plage de Sidi Rahal. L’incident a suscité une vive émotion publique, notamment en raison de l’implication d’un jet-ski et des circonstances floues du drame.

La mise en liberté provisoire du conducteur rejetée

Au terme de la délibération, la demande de mise en liberté provisoire du conducteur a été rejetée. L’avocat du mis en cause avait plaidé “une simple affaire de circulation” et mis en avant les conséquences socialement dramatiques d’un maintien en détention, “tant pour la famille du prévenu que pour ses employés”, selon Hespress.

Le dossier est à présent renvoyé au 14 juillet prochain. Lors de cette prochaine séance, seront notamment entendus les assureurs du véhicule et du jet-ski, et la partie civile devra fournir un rapport médical actualisé sur l’état de santé de la petite Ghita.

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