Ce qu’il s’est passé
Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), a annoncé une escalade inédite de sa mobilisation, incluant le boycott de la rentrée universitaire 2025-2026, des grèves et des sit-in, rapporte Alyaoum 24.
Il dénonce le refus du ministère de tutelle d’engager un dialogue sérieux et l’ignorance persistante des revendications du personnel.
Cette décision a été prise lors d’une session extraordinaire du conseil national du syndicat, tenue le 30 juillet 2025, consacrée à l’évaluation des actions précédentes et à la planification des prochaines étapes.
Pourquoi c’est important
Le syndicat affirme que le secteur vit une crise profonde, marquée par des conditions de travail dégradées, la marginalisation, la corruption, et un déficit sévère en personnel administratif et technique. Il revendique en priorité l’adoption d’un nouveau statut de base « juste et équitable » pour mettre fin à des années de précarité et d’inégalités.
Le conseil national appelle à faire de la rentrée une étape clé de mobilisation et accuse plusieurs établissements — dont l’Université Mohammed V de Rabat, les ENCG de Casablanca et Kénitra, ou encore l’ENSAM de Rabat — de harcèlement syndical.
Il critique également l’attitude de certains syndicats perçus comme alignés sur l’administration, et dénonce le recours aux doctorants, vacataires et salariés des sociétés de sous-traitance pour briser les grèves.
Ce qu’il faut savoir
- Le syndicat prévoit des actions fortes dès la rentrée universitaire.
- Il exige un nouveau statut de base pour l’ensemble du personnel.
- Il dénonce la répression syndicale dans plusieurs établissements.
- Il exprime son soutien total au peuple palestinien et rejette toute forme de normalisation, notamment académique.
- Le bureau national appelle les fonctionnaires à se mobiliser massivement pour défendre leurs droits.
