Revolut lorgne le marché marocain et recrute un ancien d’Uber pour étudier les opportunités d’implantation dans le royaume. Mais la fintech britannique devra composer avec un arsenal réglementaire strict, tandis que de fausses publicités circulent déjà sur les réseaux sociaux pour piéger les consommateurs marocains.
Revolut convoite le marché marocain, qu’il estime “attractif”. C’est ce que nous confirme le département communication du groupe de fintech britannique, qui précise qu’ils sont actuellement aux prémices de la prospection du marché marocain.
Cette volonté se traduit d’ores-et-déjà par des actions concrètes. En effet, pour évaluer le marché marocain, la société de fintech vient de faire appel à un ancien responsable de la stratégie et de la planification internationale chez Uber, Amine Berrada.
Toutefois, l’implantation de la banque en ligne britannique sera soumise à une série de prérequis d’ordre juridique et prudentiel. En effet, la législation sur les établissements de paiement, ainsi que la réglementation de change, les circulaires de Bank Al Maghrib et la loi anti-blanchiment restent très strictes, et risquent de retarder le déploiement des activités Revolut au Maroc.
Parallèlement à cette prospection de marché lancée par Revolut, des annonces publicitaires pullulent sur les réseaux sociaux, indiquant qu’il est possible de se procurer une carte Revolut livrée jusqu’au Maroc. Il s’agit manifestement d’une arnaque. Le groupe britannique, contacté par nos soins, a déclaré qu’il ne menait actuellement aucune campagne publicitaire visant le royaume.
