Ce qu’il s’est passé
Initialement prévue pour s’achever en 12 mois, cette enquête lancée le 2 septembre 2024 sera désormais clôturée dans un délai maximal de 18 mois.
Pourquoi c’est important
Cette prolongation fait suite à des demandes de prorogation formulées par plusieurs parties prenantes et à la nécessité de vérifier des informations complémentaires avant de statuer sur des mesures définitives. Le dossier est sensible : les résultats préliminaires publiés en mai ont révélé une marge de dumping de 27 %, mettant en lumière l’impact des importations chinoises sur les parts de marché locales.
Rappel
Cette enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par Lux Lighting, entreprise marocaine représentant 82 % de la production nationale de luminaires LED pour l’éclairage public. L’entreprise a dénoncé une concurrence déloyale qui aurait provoqué une chute des ventes, de la production et des parts de marché du secteur national.
Les premières constatations de la direction du Commerce extérieur ont confirmé l’existence d’un dumping, les produits chinois étant vendus au Maroc à des prix inférieurs à leur valeur normale.
Et ensuite ?
L’enquête se poursuivra jusqu’en mars 2026, au plus tard, avant que le ministère ne décide d’imposer ou non des droits antidumping définitifs sur ces produits. Le secteur national de l’éclairage LED reste en attente d’un arbitrage jugé crucial pour sa survie face à la pression des importations asiatiques.
