Ce qu’il s’est passé
Lors d’une réponse à la Chambre des conseillers, Laftit a indiqué que le nombre de bureaux communaux d’hygiènes (BCH) ne dépassait pas 271 en 2018 (taux de couverture de 18 %). Un programme national a été lancé en 2019 pour créer 130 bureaux intercommunaux et porter la couverture à 71 % d’ici fin 2025, avec un objectif de quasi-généralisation (100 %) à l’horizon 2026.
Trois phases ont déjà permis la création de 76 BCH. Une quatrième phase, en cours depuis 2025, vise à en établir 54 nouveaux. Le programme mobilise un budget global de 1,4 milliard de dirhams, dont 738 millions financés par le ministère de l’Intérieur, qui fournit également un appui logistique et technique.
Pourquoi c’est important
Ces bureaux jouent un rôle essentiel dans la prévention sanitaire à l’échelle territoriale. Ils assurent, entre autres, la gestion des décès et funérailles, le transport des malades, la lutte contre les épidémies, la rage, les intoxications alimentaires, ainsi que le contrôle des animaux errants. Leur généralisation vise à renforcer la santé publique, la sécurité sanitaire et la réactivité des collectivités face aux risques sanitaires.
Ce qu’ils en disent
Le ministre a mis en avant plusieurs axes majeurs :
- le renforcement des ressources humaines : un programme de recrutement a été lancé pour intégrer 260 médecins, 130 vétérinaires, 260 infirmiers et 260 techniciens ;
- le déploiement en cours : 96 agents ont déjà rejoint les BCH (27 médecins, 41 vétérinaires, 24 infirmiers, 6 techniciens) après concours ;
- des perspectives : un nouveau cycle de recrutement est prévu dans les mois à venir ;
- un encadrement : ces agents opèrent sous la supervision de médecins communaux, dans le cadre d’une décision conjointe entre les ministères de l’Intérieur et de la Santé.
