Jabaroot : la FGD appelle à enquêter sur les soupçons de “corruption” qui pèsent sur des ministres

Dans un communiqué publié le 20 juillet, le bureau politique de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) exprime sa profonde inquiétude face aux conflits d'intérêts et abus de pouvoir constatés dans le pays, suite à l'attribution de marchés et de concessions suspectes à des personnes ou entreprises proches ou appartenant à des responsables au sommet de l'exécutif.

Par

FGD.ma

Ces inquiétudes font notamment référence aux informations relayées par les médias et aux révélations des fuites par le groupe de kackers Jabaroot, concernant des ministres actuels impliqués dans des affaires présumées de corruption et d’abus de pouvoir.

Le communiqué insiste sur la nécessité d’intervenir rapidement et d’ouvrir une enquête sérieuse et impartiale sur ces affaires, allant de soupçons d’utilisation par une ministre actuelle d’informations internes sur des plans d’aménagement pour s’enrichir illégalement, à des tentatives de fraude fiscale par un autre ministre. Ces pratiques constituent, selon le parti de gauche, de graves atteintes aux principes d’intégrité et d’impartialité requis de tout responsable public.

Ces faits, s’ajoutant à de multiples autres cas de conflits d’intérêts, mettent en lumière l’ampleur de la corruption systémique au sein des institutions étatiques, et confirment que l’impunité en matière de délits économiques est devenue la norme, alors que de nombreuses régions du pays et de larges couches de la population souffrent de marginalisation, de pénurie et d’injustice, estime la FGD.

Le communiqué souligne également que la persécution de journalistes, activistes anti-corruption et lanceurs d’alerte est devenue habituelle, alors même que les auteurs d’abus de pouvoir et de détournements de fonds publics échappent souvent à la justice.

à lire aussi

Le parti dénonce spécifiquement les pressions exercées contre ses militants par le biais de lois restrictives, de poursuites judiciaires et de condamnations fondées sur des accusations fabriquées, visant à réduire au silence les voix critiques et indépendantes.

Le bureau politique condamne fermement toutes les formes de corruption, d’abus de pouvoir et de détournement d’argent public, exigeant du ministère public une enquête immédiate, transparente, sérieuse et impartiale sur tous les faits révélés, avec l’application des sanctions prévues par la loi.

Il réclame également la fin du ciblage des militants du parti et de tous les défenseurs honnêtes du pays engagés contre la corruption.

Enfin, le communiqué appelle à organiser une journée nationale de protestation contre la corruption et pour la protection des lanceurs d’alerte, en précisant que la date et le lieu des manifestations seront fixés ultérieurement. Il invite également toutes les organisations politiques, syndicales, de défense des droits humains, de la société civile et toutes les forces vives du pays à former une large coalition nationale pour lutter contre la corruption et arrêter le pillage des richesses nationales.