Selon un communiqué publié par la FGD et relayé par Alyaoum24, les faits remontent au 5 mai dernier, lorsque des habitants d’un ksar de l’oasis de Figuig ont rejeté la tentative d’un employé de la Société régionale multiservices (SRM) de collecter leurs données personnelles.

Une opération perçue localement comme un prélude à la privatisation de la gestion de l’eau, qui est vue par la population comme une atteinte à un droit fondamental. Le refus des habitants s’est rapidement transformé en manifestation dans la zone frontalière de Taghit.
Le lendemain, les militants Mohamed Brahmi et Redouane Marzouki ont été convoqués par la police judiciaire à Figuig, avant d’être placés en garde à vue sur plainte de l’employé, qui les accuse d’avoir entravé l’exercice de ses fonctions. Ils ont été déférés le 6 mai au tribunal de Bouarfa, où le parquet a décidé de les poursuivre en état d’arrestation. Leur procès est prévu pour ce 8 mai.
La FGD estime que cette affaire s’inscrit dans une politique répressive plus large visant à criminaliser les luttes sociales pacifiques, en particulier celles liées à l’opposition à la privatisation de l’eau. Elle rappelle que les mobilisations à Figuig durent depuis plus d’un an et demi, portées par la volonté des habitants de préserver l’accès à l’eau comme un droit inaliénable.
Appelant à la fin de toute forme de répression contre les militants et activistes, la FGD demande l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les représentants de la population, en faveur d’une gestion publique et équitable de l’eau. Elle invite les autorités à adopter une approche démocratique, respectueuse des droits et des ressources naturelles, et à renoncer à toute logique de répression ou de marginalisation des voix critiques.
