Le verdict du tribunal de première instance a été confirmé. Vous avez huit jours pour introduire un pourvoi en Cassation », a déclaré en français la présidente à l’attention de Boualem Sansal, après avoir lu l’énoncé du verdict en arabe.
Interrogé par l’AFP, le nouvel avocat français de l’écrivain, Me Pierre Cornut-Gentille, arrivé ces derniers jours à Alger, n’a pas voulu se prononcer sur cette éventualité. « Je n’ai pas de déclarations à faire, je dois rendre visite à mon client pour discuter avec lui d’un éventuel pourvoi », a-t-il dit.
Le défenseur de M. Sansal, âgé de 80 ans et atteint d’un cancer, a expliqué l’avoir « rencontré hier (lundi), il va bien ».
Un contexte de crise diplomatique en Paris et Alger
M. Sansal avait été condamné le 27 mars à cinq ans de réclusion par le tribunal de Dar El Beida, près d’Alger, notamment pour des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc.
Son arrestation le 16 novembre dernier à Alger avait aggravé une crise diplomatique déjà aiguë entre Paris et Alger, qui avait éclaté après la reconnaissance fin juillet par le président Emmanuel Macron du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara.
La brouille sans précédent entre les deux pays a été marquée ces derniers mois par des expulsions de diplomates de part et d’autre, des restrictions pour les titulaires de visas diplomatiques et un gel de toutes les coopérations.
