Lors du Sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) à La Haye la semaine dernière, le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez avait déclaré qu’il refusait que l’Espagne consacre 5% de son PIB à la défense, comme l’avait demandé Donald Trump à tous les pays membres de l’OTAN. En réponse, le président américain avait prononcé ces mots : « c’est terrible, ce que l’Espagne a fait ».
Donald Trump a, par la suite, menacé Madrid de lui imposer des droits de douane s’il refuse d’augmenter de 2,1% ses dépenses militaires.
Dans un tweet reprenant les propos de Donald Trump pendant une conférence de presse à l’issue du sommet, Robert Greenway, ancien général américain, a réagi le 27 juin. « Il est temps de transférer les bases de Morón et Rota… au Maroc » a-t-il écrit sur X. Morón (Séville) et Rota (Cadix) sont des bases américaines stratégiques en Europe depuis les accords de Madrid de 1953, disposant notamment de forces de projection rapides.
Bien qu’il n’ait écrit qu’en son nom propre, la figure de Robert Greenway reste très influente dans le camp républicain. Greenway dirige actuellement l’Allison Center for National Security au sein de la Heritage Foundation, un think tank conservateur proche de Trump.
Ces propos pourraient influencer la politique de défense américaine dans la zone euro-méditerranéenne, pour se rapprocher d’un partenaire majeur en Afrique du Nord, le Maroc.
