La réforme du système de tarification des médicaments s’est invitée au cœur des débats, lundi, à la Chambre des représentants. Le ministre de la Santé et de la Protection, Amine Tahraoui, a annoncé le lancement d’un vaste chantier visant à revoir les prix pratiqués. Objectif affiché : aligner le coût des médicaments sur le pouvoir d’achat des citoyens et garantir un meilleur accès aux soins.
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé, lundi à Rabat lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le lancement d’un processus de révision approfondie du système de tarification des médicaments au Maroc.
En réponse à une question orale du Groupe Haraki sur la politique nationale des médicaments, le ministre de la Santé a souligné que la réforme en cours vise à concilier plusieurs objectifs : alléger la pression sur le pouvoir d’achat des citoyens, favoriser l’accès aux traitements innovants et assurer la pérennité du système de couverture sanitaire.
Adopter une tarification “juste et transparente”
Un nouveau modèle de tarification des médicaments est en cours d’élaboration dans un cadre consultatif avec toutes les parties concernées, en vue d’adopter une tarification juste et transparente, assurant l’équité, basée sur des références internationales tout en tenant compte des spécificités nationales, a-t-il fait savoir.
La politique médicamenteuse constitue l’un des piliers fondamentaux de la réforme du système de santé national, sous le leadership du roi Mohammed VI, a affirmé le ministre.
Et d’ajouter qu’elle repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la création de Agence marocaine des médicaments et des produits de santé (AMMPS), rappelant que cette agence est officiellement opérationnelle depuis la nomination de son directeur général par le roi le 18 octobre dernier, suivie de la tenue de son premier conseil d’administration.
Le ministre a également mis en avant le rôle de premier plan de cette agence dans l’organisation et le développement du secteur pharmaceutique, à travers l’amélioration des procédures d’autorisation de mise sur le marché, le contrôle, l’implication de tous les acteurs publics et privés, ainsi que le renforcement de la souveraineté pharmaceutique et de l’innovation industrielle nationale.
(avec MAP)
