Concours de l’enseignement : Barada défend l'exemption de présélection pour les diplômés en sciences de l’éducation

Mohamed Saïd Barada, ministre de l’Éducation nationale, a justifié l’exemption des titulaires d’une licence en sciences de l’éducation de la phase de présélection pour accéder aux concours de formation des enseignants dans les CRMEF. Il affirme que cette mesure vise à rendre ce parcours universitaire « motivant » et reconnaît que la répartition des postes pour cette catégorie se fait de manière automatique.

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Mohamed Saad Berrada au Parlement, le 13 janvier 2025. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon Hespress, dans une réponse écrite au député Ibrahim Aâba (groupe Haraki), le ministre précise que les dossiers des candidats aux concours sont d’abord vérifiés pour s’assurer qu’ils remplissent les conditions requises, puis soumis à une présélection selon les règles établies. Il rappelle néanmoins que « sont exemptés de cette étape les titulaires d’une licence en éducation ou équivalent, et ceux issus des filières universitaires d’éducation ou équivalentes ».

Cette différenciation, qui alimente chaque année un débat sur « l’égalité des chances », est selon Barada motivée par le fait que « les titulaires d’une licence en éducation suivent un parcours professionnel clairement orienté vers l’enseignement ».

S’agissant des titulaires de la licence fondamentale, le ministre souligne qu’ils ne sont pas exclus, mais que leurs candidatures sont soumises à la présélection. Il assure que « la majorité des candidats actuels aux concours appartiennent à cette catégorie » et que « l’attribution des postes se fait automatiquement à partir du nombre de places disponibles ». Il précise également que demander un quota spécifique pour cette filière impliquerait forcément un tri préalable, en raison du nombre élevé de candidatures.

Enfin, Barada insiste sur l’engagement du ministère à garantir l’équité et l’égalité des chances pour tous les candidats, en s’appuyant sur des mécanismes de sélection rigoureux. Il rappelle que l’organisation annuelle de ces concours repose sur des procédures visant à « choisir les meilleurs profils », dans un contexte marqué par une forte affluence.