Sont également visés par cette demande d’audition : l’ancien wali ayant présidé la commission des dérogations à trois reprises entre 2015 et 2017, les dirigeants de la société Ayakech Gest – qui a obtenu la location d’un terrain destiné aux taxis pour y ériger une station-service et un hôtel –, ainsi que les responsables de la commission d’investissement, le directeur des Domaines de l’État à l’époque, les professionnels de la gare routière Bab Doukkala, l’entreprise chargée de la construction de la nouvelle gare, et les bureaux d’études, d’ingénierie et de contrôle, sans oublier les services d’urbanisme de la commune et de la préfecture.
L’association réclame des poursuites contre toute personne impliquée dans d’éventuels faits de corruption, de gaspillage de fonds publics ou d’enrichissement illicite. Elle rappelle que le projet a été présenté au roi Mohammed VI dans le cadre du programme « Marrakech, cité renouvelée », doté d’une enveloppe de 89 millions de dirhams. Le budget alloué à la gare seule s’élevait à 120 millions de dirhams.
Malgré l’achèvement des travaux depuis plus de deux ans, la gare n’a jamais été mise en service. Les professionnels du transport dénoncent une infrastructure non conforme aux normes en vigueur, entachée de malfaçons, et jugée inapte à l’usage, à l’opposé des gares de Rabat ou Tanger. Cette situation, selon l’association, pourrait constituer un cas manifeste de dilapidation de deniers publics.
