Selon Hespress, lors d’une conférence à Rabat, organisée par l’Autorité nationale de la transparence et en partenariat avec le Conseil, Chami a souligné l’importance croissante des initiatives participatives, notamment chez les jeunes.
Il a noté une volonté de plus en plus forte de la part des jeunes de s’impliquer dans la gestion publique, d’améliorer la transparence de l’administration et de participer activement à la prise de décisions. Cette évolution, a-t-il ajouté, est cruciale pour renforcer la responsabilité des institutions et la bonne gouvernance.
Dans cette optique, le président du Conseil a proposé des mécanismes de participation ouverts à tous, avec un accent particulier sur les outils numériques, pour permettre à chaque citoyen de s’exprimer, en tenant compte des spécificités des populations rurales. Ces mécanismes devraient également garantir la transparence et favoriser l’innovation.
Chami, qui a récemment été nommé ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité de créer un environnement participatif solide, capable de restaurer la confiance dans les institutions. Selon lui, chaque citoyen doit avoir l’impression que sa voix est entendue et qu’il participe activement au développement du pays. Il a évoqué ce processus comme un exemple d’“intelligence collective”, basé sur une construction commune et des accords positifs.
Cependant, pour que ces initiatives soient réellement efficaces, Chami a insisté sur la nécessité de les encadrer par un cadre juridique contraignant. Les consultations citoyennes ne doivent pas dépendre des choix diversifiés de chaque administration ou collectivité, mais suivre des normes unifiées et des procédures claires pour éviter l’inefficacité. Il a également souligné que l’utilisation des consultations reste limitée, notamment à cause du manque d’information, de la complexité des procédures et d’une appropriation insuffisante par les acteurs concernés.
