Bien que cette décision ait été largement anticipée, elle a durement frappé certains des plus grands fabricants mondiaux, suscitant des inquiétudes chez les investisseurs concernant une baisse de la demande aux États-Unis et un potentiel ralentissement de la croissance mondiale.
De nombreuses entreprises japonaises et coréennes, ainsi que leurs fournisseurs, possèdent des usines au Mexique et exportent massivement vers les États-Unis.
À la Bourse de Tokyo, le géant nippon Toyota a chuté de plus de 5,01%, tandis que son concurrent Nissan, qui exploite deux usines au Mexique et exporte environ 300.000 véhicules par an vers les États-Unis, a glissé de 5,63%.
Honda, qui destine 80% de sa production mexicaine au marché américain, a également enregistré une baisse de 7,20%.
Des baisses similaires ont été observées à Séoul, où Kia, qui possède une usine au Mexique, a chuté de près de 7%.
Par ailleurs, les fabricants coréens de batteries pour véhicules électriques, tels que POSCO Future M et EcoPro BM, ont respectivement dévissé de 9,66 % et 9,16 %, en raison de l’impact des tarifs sur leurs projets d’usines au Canada, destinées à alimenter General Motors et Ford.
Samedi dernier, Washington a décidé d’imposer des droits de douane de 25% sur les produits en provenance du Canada et du Mexique, ainsi qu’une augmentation de 10% des tarifs déjà en vigueur sur les importations chinoises.
Dimanche, le président américain Donald Trump a également menacé d’instaurer “bientôt” des droits de douane sur les produits européens.
En réaction, le Canada et le Mexique ont promis des mesures de rétorsion. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé l’application de tarifs de 25% sur 155 milliards de dollars de produits américains.
(avec MAP)
