Cette décision intervient après l’impasse des négociations entre les syndicats et le gouvernement. L’UNTM fustige l’attitude de l’Exécutif, l’accusant d’ignorer les propositions syndicales et d’imposer une vision unilatérale.
“Le gouvernement n’a pas traité de manière positive les amendements proposés par les composantes du front représenté à la Chambre des conseillers, y compris l’Union nationale du travail au Maroc. Il a également omis d’adopter une approche participative dans l’élaboration de ce projet, préférant le soumettre directement au Parlement en s’appuyant sur sa majorité numérique”, dénonce la centrale syndicale.
Au-delà de la réforme du droit de grève, l’UNTM critique également la fusion annoncée de la CNOPS et de la CNSS, redoutant une remise en cause des acquis sociaux des affiliés.
La centrale syndicale dénonce également une dégradation du pouvoir d’achat et un désengagement de l’État face aux revendications des travailleurs, notamment en matière de protection sociale et de réforme des retraites.
L’UNTM appelle l’ensemble des syndicats à rejoindre le mouvement et prévoit une conférence de presse ce lundi 3 février pour préciser ses positions et mobiliser ses soutiens au sein du “Front de défense du droit de grève”.
