Lors de cet événement, organisé autour du thème de la réforme de la Moudawana, Mohamed Chaouki a vivement critiqué les ambitions affichées par le PAM de prendre la tête du gouvernement lors des prochaines élections. Il a pointé du doigt ce qu’il a qualifié de « voix discordantes » au sein de la majorité. En réponse aux déclarations de certains cadres du PAM, il a affirmé avec assurance que le RNI, sous la direction de son président Aziz Akhannouch, mènera les élections de 2026 et continuera à présider le gouvernement.
De son côté, le PAM ne cache pas son intention de viser la première place en 2026. Fatima-Zahra Mansouri, coordinatrice nationale du parti et ministre de l’Aménagement du territoire, a déclaré lors d’une rencontre à Marrakech : « Notre ambition pour les prochaines élections législatives est d’arriver en tête pour deux raisons : diriger le gouvernement et mettre en œuvre le projet ambitieux de notre parti ».
Dans la même lignée, Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, a affirmé avec assurance : « Le PAM est là, et si vous le cherchez, vous le trouverez ».
Si officiellement le RNI, le PAM et l’Istiqlal restent alliés au sein du gouvernement, la proximité des élections ravive les ambitions de chacun. D’autant plus que le Parti de l’Istiqlal, selon plusieurs observateurs, semble souffrir d’un affaiblissement organisationnel, laissant le champ libre aux deux autres partenaires pour s’affronter sur le terrain électoral.
Les tensions actuelles pourraient bien redéfinir les équilibres au sein de la majorité dans les mois à venir. Mohamed Chaouki a d’ailleurs souligné que ces différends seraient discutés lors de la prochaine réunion de la coalition. Malgré les divergences, il a rappelé que les partis de la majorité, en tant que partie intégrante de la société, devaient continuer à dialoguer pour préserver la stabilité gouvernementale.
