L’audience a été marquée par le témoignage de trois fonctionnaires de la commune d’Oujda, accusés d’avoir falsifié un registre public. Les documents incriminés sont des mandats prétendument signés par Samia Moussa, ex femme de Abdenbi Bioui, ancien député PAM et président du conseil de la région de l’Oriental, pour son ex mari soupçonné, entre autres, de trafic de drogue.
Cependant, Samia affirme ne jamais avoir signé ces documents, soutenant que des preuves bancaires montrent qu’elle se trouvait à Casablanca retirant un chèque le jour de la prétendue signature à Oujda.
Les fonctionnaires, Taïeb T., Souleymane Q. et Nasr-Eddine B., ont nié toute connaissance des accusés et toute falsification. Taïeb a admis une “erreur professionnelle” sans intention de fraude, bien que des analyses graphologiques aient révélé que la signature de Samia était fausse. Il maintient sa version malgré les preuves et les précédents aveux de falsification rapportés par la police, qu’il conteste à présent.
Le juge a interrogé les employés sur plusieurs incohérences, notamment pourquoi les copies des mandats n’étaient pas disponibles dans les archives comme prévu. Souleymane a insisté sur le fait qu’il ne pouvait pas certifier un document sans la présence de son propriétaire et a expliqué que Samia avait personnellement assisté à la certification.
Nasr-Eddine, pour sa part, a réitéré son innocence, soulignant n’avoir jamais rencontré Samia ni Bioui, bien que des erreurs documentaires concernant Samia persistent, ce qu’il attribue à des coïncidences.
