Casablanca : interdiction d’un sit-in de chauffeurs de taxis

Les autorités de Casablanca ont interdit un sit-in prévu par les syndicats de chauffeurs de taxis devant la Cour d’appel. Cette manifestation, organisée pour soutenir un chauffeur incarcéré à la prison d’Oukacha, a été jugée par les autorités comme une menace pour l’ordre public.

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Un petit taxi rouge à Casablanca en 2020. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

L’affaire concerne une altercation survenue devant un hôtel de luxe entre un chauffeur de taxi traditionnel et un chauffeur utilisant une application de transport (VTC), en présence de clients, un homme d’affaires russe et son épouse.

Selon Alyaoum24, les chauffeurs de taxis, qui qualifient l’incident de simple échange verbal, estiment que leur collègue fait l’objet d’accusations exagérées après la requalification des faits en crime.

Ils dénoncent également la prolifération des applications de transport, qu’ils accusent de concurrence déloyale et de précariser leur activité. Ces plateformes, selon eux, opèrent sans cadre légal clair, causant des pertes économiques significatives pour les chauffeurs titulaires de licences.

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Les syndicats reprochent également au ministère de l’Intérieur de ne pas encadrer correctement le secteur et déplorent que ni le chauffeur affilié à l’application ni l’entreprise concernée n’aient été convoqués dans cette affaire.

Malgré l’interdiction du sit-in, des chauffeurs se sont rassemblés au siège de l’Union des syndicats professionnels, mais leur protestation a été dispersée par les forces de l’ordre.