Conseil des droits de l’Homme : la présidence marocaine intègre les petits États et établit une charte contre les agressions et le harcèlement

Avant son élection à la présidence du Conseil des droits de l’Homme en février dernier, le Maroc avait fixé plusieurs objectifs et priorités pour son mandat. Parmi ceux-ci figurait la représentation des petites nations au sein de cet organe onusien, ainsi que la transmission des voix de la région africaine et du Moyen-Orient.

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Cette priorité s’est concrétisée lors de la 57e session du Conseil des droits de l’Homme, qui a débuté ce lundi 9 septembre à Genève et qui durera cinq semaines. Omar Zniber, ambassadeur et représentant permanent du Maroc, a annoncé que 15 pays parmi les moins avancés et les plus petits étaient présents en tant que membres ou observateurs, grâce à un financement assuré par le Fonds d’affectation spéciale multipartenaire de l’ONU.

Des experts et activistes présents à Genève ont souligné que cette avancée résulte de discussions approfondies entre plusieurs parties, visant à inclure ces pays dans la dynamique des droits humains, sans prendre en compte leur taille, leur localisation ou leur niveau de développement.

Le Maroc, qui a été l’un des plus fervents défenseurs de cette initiative, a joué un rôle central dans les négociations pour convaincre les partenaires financiers.

Dans un autre registre, afin de prévenir les altercations, provocations, et parfois même les agressions qui surviennent lors des réunions du Conseil des droits de l’homme, Omar Zniber a déclaré qu’une tolérance zéro serait appliquée face aux attaques personnelles ou menaces à l’encontre des représentants du Conseil.

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Il a précisé que si les désaccords avec les rapporteurs spéciaux et les responsables des mandats sont possibles, les insultes ou attaques personnelles à leur égard ne seront plus tolérées.

Zniber a également rappelé l’importance de la participation de la société civile et des institutions nationales des droits de l’homme dans les travaux du Conseil. Il a ajouté que les accusations d’intimidation ou de représailles contre ceux qui collaborent avec le Conseil feront l’objet d’une enquête approfondie.

De plus, la présidence marocaine introduira, pour la première fois, une plateforme en ligne permettant de signaler tout cas de harcèlement, y compris de harcèlement sexuel. Cette plateforme offrira aux participants un moyen de déposer des plaintes contre tout comportement jugé inapproprié, et aucune tolérance ne sera accordée aux responsables de tels actes.

Cette initiative vise à renforcer la transparence et à garantir un environnement de travail sûr pour tous les participants aux sessions du Conseil des droits de l’Homme.