Albares, qui a fait cette annonce lors d’une conférence de presse au Palais de Viana, a expliqué que l’Espagne prenait cette décision face à la poursuite de l’opération militaire à Gaza et à la “grande préoccupation” suscitée par l’extension régionale du conflit.
La plus haute juridiction de l’ONU avait ordonné à Israël de stopper “immédiatement” son offensive militaire à Rafah, une décision susceptible d’ajouter à la pression internationale en faveur d’une trêve après plus de sept mois de guerre.
La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, a aussi ordonné à Israël de maintenir le passage de Rafah ouvert pour permettre un accès “sans restriction” à l’aide humanitaire. La juridiction a également appelé à la libération immédiate des personnes prises en otages par le Hamas lors de son attaque du 7 octobre contre Israël.
Les ordonnances de la CIJ, qui tranche les différends entre États, sont juridiquement contraignantes, mais elle n’a aucun moyen de les faire respecter.
Israël doit “arrêter immédiatement son offensive militaire, et toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah, qui serait susceptible d’infliger au groupe des Palestiniens de Gaza des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique ou partielle”, a déclaré la Cour.
Israël avait affirmé devant la CIJ qu’un cessez-le-feu imposé permettrait aux combattants du Hamas de se regrouper, et rendrait impossible la libération des otages emmenés lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.
