La nouvelle pique de Musk à Zuckerberg, la menace d'une plainte devant la justice

Elon Musk, PDG de Tesla Motors, Twitter, SpaceX, Neuralink, cofondateur d'OpenAI. Crédit: AFP

A la suite du lancement de Threads par le groupe Meta, Elon Musk a menacé de poursuivre le PDG du groupe Mark Zuckerberg. La plateforme qui a enregistré plus de 30 millions d’inscriptions en moins de 48h pourrait devoir s’expliquer devant la justice.

L’avocat de Twitter, Alex Spiro, a communiqué une lettre au groupe Meta dans laquelle il accuse Mark Zuckerberg d’avoir embauché d’anciens employés de la plateforme d’Elon Musk. Ces anciens employés de Twitter, Alex Spiro les décrit comme ayant et continuant d’avoir « accès aux secrets commerciaux de Twitter et à d’autres informations hautement confidentielles ». Le site d’information Semafor pointe aussi du doigt le passage où l’avocat de Twitter précise la suite des événements. « Twitter a l’intention de faire respecter strictement ses droits de propriété intellectuelle et exige que Meta prenne des mesures immédiates pour cesser d’utiliser les secrets commerciaux de Twitter ou d’autres informations hautement confidentielles ». 

Interrogé par l’agence de presse Reuters, un ancien employé principal de Twitter à déclaré qu’il « n’était au courant d’aucun ancien membre du personnel travaillant sur Threads, ni d’aucun cadre supérieur ayant atterri chez Meta ». Le porte parole de la maison mère de Facebook, Andy Stone a confirmé ce propos dans un article de Threads. Le propriétaire de Tesla a approuvé la lettre en déclarant sur un tweet mentionnant l’affaire « la concurrence, c’est bien, la triche non ».

Une plainte ne réunissant pas assez de détails

Plusieurs experts en droit de la propriété intellectuelle ont précisé qu’il faudrait beaucoup plus de détails que ce qui est dans la lettre pour déposer une plainte pour vol de secret commercial contre Meta. l’un d’entre eux, le professeur de droit de Stanford Mark Lemley a déclaré que « la simple embauche d’anciens employés de Twitter (que Twitter lui-même a licenciés ou chassés) et le fait que Facebook ait créé un site quelque peu similaire ne sont pas susceptibles de soutenir une revendication de secrets commerciaux ». Jeanne Fromer, professeur à l’Université de New York à quant à elle noté que les entreprise alléguant le vol de secrets commerciaux doivent montrer qu’elles ont fait des efforts raisonnables pour protéger leur secrets d’entreprise.

L’affrontement entre Elon Musk et Mark Zuckerberg prendra t-il d’abord place sur le ring ou au tribunal? Affaire à suivre.

Avec Reuters