Célébrations de la victoire du Maroc contre le Portugal : enquête à Sebta sur des policiers soupçonnés d’avoir agressé trois femmes

Les autorités locales de l’enclave espagnole de Sebta ont entamé une enquête sur l’agression présumée de trois femmes par des agents de l’unité d’intervention rapide (UIR) de la police locale, qui les auraient “frappées avec leurs matraques” dans la nuit du 10 au 11 décembre.

Par

AFP

Selon l’agence de presse espagnole EFE, l’incident aurait eu lieu dans la place de la constitution au centre de l’enclave de Sebta, dans la foulée des célébrations de la victoire du Maroc contre le Portugal.

Une vidéo de moins d’une minute, diffusée sur les réseaux sociaux, montre comment les agents ont frappé avec leur matraque trois femmes qui se trouvaient dans la rue à cette heure de la nuit, précise la même source.

Après le partage de cette vidéo, les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête à l’encontre des agents qui y figurent, indiquant que les résultats de l’enquête seront transmis aux autorités judiciaires.

L’agression aurait eu lieu juste après que la police nationale a indiqué que l’opération lancée à l’occasion du match entre le Portugal et le Maroc avait été clôturée sans “aucun incident”.

Consultées par l’agence de presse espagnole, les sources policières de l’enclave n’ont pas voulu établir de lien entre l’incident et les célébrations de la victoire du Maroc, bien que cela n’ait pas été exclu.

à lire aussi

De leur côté, les partis représentés à l’Assemblée de la ville ont exprimé leur mécontentement face à ces événements et ont demandé l’ouverture de l’enquête correspondante afin de clarifier la situation.

Le groupe “Ceuta Now” a déclaré qu’il s’agissait d’“images regrettables” et qu’il fallait laisser la police travailler “afin de ne pas donner plus de fourrage à ceux qui se sentent si à l’aise avec ce type de situation”, a ajouté son dirigeant Mohamed Mustafa.

Après les événements qui se sont déroulés, les femmes agressées ont déposé une plainte auprès de la police nationale, résume EFE.