Sahara : la position de l’Espagne est cohérente avec celle de l’UE, selon le chef de la diplomatie européenne

Pour le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, la nouvelle position de l’Espagne “n’est pas incohérente avec celle de l’UE (...), elle s’inscrit plutôt dans le cadre de la position commune” des 27.

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Le chef de la diplomatie européenne, Joesp Borrell. Crédit: AFP

Le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, a déclaré ce mercredi 24 août, dans une interview accordée à l’agence de presse espagnole EFE, que la position du gouvernement espagnol sur le Sahara “n’est pas incompatible” avec celle défendue par l’Union européenne, mais “s’inscrit” plutôt dans la position commune des 27.

Plus tôt, le responsable européen avait suscité une polémique, suite à des propos tenus à la télévision espagnole référant indirectement au référendum au Sahara, auquel les Nations unies ne sont toujours pas parvenues : “La position du gouvernement espagnol était et demeure celle de l’Union européenne, c’est-à-dire défendre la tenue d’une consultation afin que ce soit le peuple sahraoui qui décide de ce qu’il veut faire de son avenir. Le gouvernement espagnol n’a pas bougé de cette position”, avait-il lancé.

Moins d’ambiguïté

“Il est important d’expliquer et de clarifier que la position du gouvernement espagnol n’est pas contradictoire, elle n’est pas incompatible avec celle de l’Union européenne sur la question du Sahara. Elle s’inscrit parfaitement dans la position commune de l’Union européenne”, a-t-il rectifié à l’EFE. Pour ce diplomate, le gouvernement espagnol “a pris une position qui exprime une préférence pour une certaine solution, qu’il considère comme la plus appropriée”.

“Nous préconisons que la solution au problème du Sahara soit une solution convenue entre les parties, dans le cadre des résolutions des Nations unies

Josep Borrell

“Nous préconisons que la solution au problème du Sahara soit une solution convenue entre les parties, dans le cadre des résolutions des Nations unies, et nous n’exprimons pas de préférence quant à la manière dont cela doit être fait. C’est aux parties de décider, et c’est notamment à l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies M. De Mistura, que nous soutenons dans son travail”, a-t-il affirmé.

“Les Européens défendent une solution convenue entre les parties, d’un commun accord, obtenue dans le cadre des résolutions des Nations unies, et ceux qui veulent en savoir plus doivent lire les résolutions des Nations unies”, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la méthode et la procédure, Josep Borrell a déclaré : “Nous n’exprimons pas de préférence, car c’est aux parties de décider de la manière de procéder. C’est la position de l’Union européenne telle qu’elle est exposée dans la déclaration commune de 2019 avec le Maroc.”

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Dans son discours du 20 août, le roi Mohammed VI a appelé les “partenaires classiques” du royaume à renoncer à l’ambiguïté quant à leurs positions sur le sujet : “Compte tenu de ces développements positifs impliquant des pays de tous les continents, Je voudrais adresser un message clair à tout le monde : le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit.”

“S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, Nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque”, a conclu le monarque.