TGR : le déficit budgétaire s'établit à 2,1 milliards de dirhams au premier trimestre de 2022

La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 2,1 milliards de dirhams (MMDH) au titre des trois premiers mois de 2022, contre un déficit de 7,3 MMDH durant la même période un an auparavant, indique la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

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La Trésorerie générale du royaume. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Selon la TGR, la situation des charges et ressources du Trésor, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, dégage un déficit budgétaire de 2,1 milliards de dirhams (MMDH) au titre du premier trimestre de 2022, contre un déficit de 7,3 MMDH durant la même période un an auparavant, indique la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

À noter que la situation des charges et ressources du Trésor avait dégagé un excédent de 6,3 MMDH durant le premier trimestre de 2020 (avant la crise) et un déficit de 3,6 MMDH un an auparavant.

Ce déficit tient compte d’un solde positif de 20 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), fait savoir la TGR dans son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de mars 2022.

Ainsi, les recettes ordinaires brutes se sont établies à 76,5 MMDH à fin mars 2022, en hausse de 21,1 %, suite à l’augmentation des impôts directs de 42,2 %, des droits de douane (15,9 %), des impôts indirects (12,8 %) et des droits d’enregistrement et de timbre (12,5 %), conjuguée à la baisse des recettes non fiscales de 37,2 %, précise la même source.

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Les dépenses émises au titre du budget général ont, quant à elles, été de 107,8 MMDH, en hausse de 10,3 % par rapport à leur niveau à fin mars 2021, en raison de la progression de 18,1 % des dépenses de fonctionnement et de 9,9 % des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 15,4 % des charges de la dette budgétisée.

La diminution des charges de la dette budgétisée de 15,4 % s’explique par la baisse de 22 % des remboursements du principal (9,2 MMDH contre 11,7 MMDH) et de 3 % des intérêts de la dette (6,079 MDH contre 6,264 MDH).

La TGR souligne aussi qu’à fin mars 2022, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 183,6 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 32 %, soit le même taux à fin mars 2021. Le taux d’émission sur engagements a été de 71 % contre 70 % un an auparavant.

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, le solde ordinaire enregistré à fin mars 2022 a été négatif de 176 millions de dirhams (MDH) contre un solde ordinaire négatif de 2,8 MMDH un an auparavant.

S’agissant des recettes des CST, elles ont atteint 42,4 MMDH, compte tenu des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 13,1 MMDH contre 10,6 MMDH à fin mars 2021. Les dépenses émises ont été de 22,6 MMDH, intégrant la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 1,5 MMDH.

Le solde de l’ensemble de ces comptes s’est élevé à 19,8 MMDH, indique la TGR, notant que les recettes et les dépenses des CST représentent les flux de l’année. Elles ne tiennent pas compte des soldes reportés de l’année N-1 sur l’année N. Pour ce qui est des SEGMA (Services d’Etat gérés de manière autonome, ndlr), leurs recettes ont été de 307 MDH, en repli de 5 %. Les dépenses ont été de 65 MDH, en diminution de 35 %. Les recettes et les dépenses des SEGMA représentent les flux de l’année. Elles ne tiennent pas compte des soldes reportés de l’année N-1 sur l’année N.

(avec MAP)