Près de trois ans après le séisme d’Al Haouz, et alors que le gouvernement a ouvert une enveloppe supplémentaire de 2 milliards de dirhams (MMDH) pour la réhabilitation des zones touchées par les récentes inondations, une question reste en suspens : où en sont réellement les ressources mobilisées face aux événements catastrophiques, et comment sont-elles utilisées ?
L’exercice est loin d’être simple. Les informations relatives aux comptes d’affectation spéciale (CAS) restent dispersées entre projets de lois de finances, rapports annexes, réponses gouvernementales et documents budgétaires techniques. Au moment où nous écrivons ces lignes, le ministère de l’Économie et des Finances et le Fonds de solidarité contre les catastrophes (FSEC) n’ont toujours pas donné suite à nos nombreuses sollicitations — une situation qui nourrit les interrogations sur la transparence de ces instruments financiers, devenus centraux dans la gestion des crises.
