Le Maroc a battu Haïti au terme d’un match fou, mal embarqué, longtemps stressant, finalement renversé par ses entrants et par une réaction de caractère. Les Lions verront les huitièmes de finale, mais ils y arrivent deuxièmes de leur groupe. Qualifiés, oui. Rassurés, pas totalement.
Troisième match, troisième décor, troisième humeur. Après le Brésil du prestige et l’Écosse du piège, le Maroc abordait Haïti avec une autre mission : valider sa qualification, gérer les organismes, protéger les joueurs menacés, tout en essayant de conserver le fil d’un début de Mondial plutôt convaincant. Sur le papier, l’équation semblait lisible. Sur le terrain, elle l’a beaucoup moins été.
Mohamed Ouahbi a choisi de faire tourner. Issa Diop, sous la menace d’une suspension après son carton jaune, est resté sur le banc. Redouane Halhal a été lancé en défense. Au milieu, Sofyan Amrabat a été préféré à Ayyoub Bouaddi, laissé au repos. Devant, Ismaël Saibari, déjà double buteur depuis le début de la compétition, a été installé derrière Ayoub El Kaabi, titularisé en pointe. Sur le côté, Anas Salah-Eddine remplaçait Noussair Mazraoui. Et d’entrée, on a senti la différence.
Pas forcément dans l’envie. Plutôt dans les automatismes. Dans la maîtrise. Dans le jeu. Dans l’entente. Ces petits repères qui ne se voient pas toujours quand tout va bien, mais qui sautent aux yeux quand le match se dérègle.
