Mondial 2026 : le luxe discret des Lions de l’Atlas

Sacs de voyage impeccablement choisis, lunettes de collection et maroquinerie d’exception : les Lions de l’Atlas affichent un goût certain pour les belles pièces. Mais loin des démonstrations tapageuses, leur vestiaire révèle surtout une préférence pour la qualité, la fonctionnalité et les classiques intemporels.

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Associer football de haut niveau et luxe n’a rien de surprenant. Les deux univers partagent depuis longtemps les mêmes valeurs : l’excellence, l’exigence, et une certaine idée de la réussite. Les internationaux marocains n’échappent pas à cette réalité. Comme beaucoup de jeunes hommes de leur génération bénéficiant de carrières exceptionnelles, ils aiment se faire plaisir avec de belles pièces, qu’il s’agisse de bagagerie, de maroquinerie ou d’accessoires.

Achraf Hakimi porte la trousse Mini Dopp Kit @louisvuitton (≈ 9 500 Dhs), les rares de Oakley MUZM FatCat Issue, édition limitée tirée des archives et le sac Weekender 40 en cuir de veau grainé noir de Dior (≈ 5 000 Dhs).Crédit: DR

Ce qui frappe pourtant lorsqu’on observe les choix de style des Lions de l’Atlas, c’est leur relative sobriété. Là où certains joueurs internationaux multiplient les logos ostentatoires, les éditions ultra-virales ou les pièces les plus controversées du moment, les Marocains semblent privilégier des achats plus réfléchis. Leurs accessoires racontent davantage une histoire de durabilité et de savoir-faire qu’une simple volonté d’afficher un statut.

Mohamed Ouahbi porte de la bagagerie Louis Vuitton : la valise cabine Horizon 55 en damier graphite (Env. 30 000 Dhs) ainsi que le sac à dos Discovery en damier graphite (Env. 24 000 Dhs).Crédit: DR

Une tendance se dessine nettement : l’attachement aux grandes maisons françaises de maroquinerie. Louis Vuitton, Dior ou encore Goyard occupent une place de choix dans leurs déplacements. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que ces marques excellent dans un domaine essentiel pour des sportifs professionnels : le voyage. Entre stages, compétitions internationales et déplacements permanents, la bagagerie devient presque un outil de travail.

Sofyan Amrabet porte la monture solaire Leo C100 de Johndalia (≈ 8 000 Dhs), la maison parisienne indépendante qui habille les connaisseurs, et les solaires Première de Cartier (à partir de 9 000 Dhs).

Loin du cliché du footballeur bling bling

Les trousses de toilette de luxe, notamment, semblent avoir trouvé leur place dans les habitudes de plusieurs joueurs. Compactes, élégantes et faciles à glisser dans un bagage, elles permettent de garder à portée de main les indispensables du quotidien. La démonstration que le luxe peut aussi répondre à des besoins très pragmatiques.

Autre passion visible : les lunettes. Solaires ou optiques, elles occupent une place particulière dans les choix stylistiques des internationaux marocains. Certains privilégient des modèles techniques et sportifs, à l’image des références signées Oakley, tandis que d’autres se tournent vers les créations plus sophistiquées de Cartier ou John Dalia. Dans tous les cas, les montures sont un prolongement de la personnalité de chacun.

Bilal El Khannous porte la pochette Jouvence MM de Goyard (prix sur demande), la monture Panthère de chez Cartier (≈ 10 000 Dhs) finition or, sac à dos Alpin MM, une pièce exclusive de la maison Goyard (prix sur demande).

La présence de Goyard mérite d’être soulignée. Longtemps considérée comme l’une des maisons les plus discrètes du luxe français, la marque séduit aujourd’hui une clientèle qui apprécie autant son héritage que sa rareté. Son succès auprès de plusieurs Lions de l’Atlas confirme une sensibilité particulière pour des maisons dont la réputation repose davantage sur la qualité que sur le buzz.

Cette préférence pour des pièces fonctionnelles et pérennes révèle finalement quelque chose d’assez caractéristique de cette génération de joueurs marocains. Leur rapport au luxe semble moins guidé par les tendances éphémères que par la recherche de produits capables de les accompagner durablement. Une approche qui contraste avec l’image parfois caricaturale du footballeur consommant uniquement ce qui fait le buzz sur les réseaux sociaux.

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