Contre l’Écosse, Mohamed Ouahbi a pris les mêmes pour recommencer. Les mêmes hommes. La même idée, surtout. Brésil ou Écosse, prestige ou piège, le Maroc n’entre plus dans un match pour observer, calculer ou demander poliment la permission. Il entre pour presser, gagner, imposer son rythme. Et cette fois, il n’a même pas attendu que tout le monde trouve sa place.
À la deuxième minute, alors que certains supporters cherchaient encore leur siège et que d’autres n’avaient pas fini d’ouvrir les yeux, Ismaïl Saibari a déjà lancé la soirée. Brahim Díaz le trouve dans l’intervalle, entre les cinq défenseurs écossais alignés comme une muraille censée protéger leur surface. Saibari prend la course, attaque l’espace, lève à peine la tête et choisit la lucarne. 1-0. Déjà. Le Maroc mène, le Royaume explose, et le cri qui sort des tribunes, des cafés, des salons et des téléphones n’a rien d’un simple cri de but. C’est un cri de soulagement. De confirmation. Presque de revendication.
On attendait un Maroc patient face à un bloc écossais compact, un Maroc obligé de contourner, d’user, de répéter. Il a suffi d’une poignée de secondes pour faire voler le plan adverse. L’Écosse voulait refermer le match. Le Maroc l’a ouvert au pied-de-biche.
