Il y a des affiches qui font lever les yeux. Et d’autres qui font serrer les dents. Le Brésil, c’était la première catégorie. Le maillot jaune, les stars, le MetLife Stadium, le parfum de grand soir, la promesse d’un match que tout le monde voulait voir. L’Écosse, elle, arrive avec moins de glamour, moins de lumière, moins de storytelling mondial. Mais peut-être plus de pièges.
Parce que le Maroc a bien joué face au Brésil. Très bien même, par moments. Il a pressé, il a bousculé, il a marqué, il a regardé la Seleção sans baisser les yeux. Mais le Maroc n’a pris qu’un point. L’Écosse, elle, en a trois. C’est moins beau sur Instagram, mais plus utile dans un classement.
“De l’euphorie ? Non. L’Écosse a trois points et nous un seul. C’est elle qui est devant nous au classement”
Mohamed Ouahbi l’a rappelé sans chercher à parfumer la réalité. «De l’euphorie? Non. L’Écosse a trois points et nous un seul. C’est elle qui est devant nous au classement.» Voilà. Le Brésil a donné des certitudes, peut-être même un peu de fierté. Mais il n’a donné aucune avance. Dans une Coupe du monde, on ne se qualifie pas avec des sensations. On se qualifie avec des points.
Et c’est là que ce Maroc-Écosse devient dangereux. Pas parce que l’adversaire fait peur comme le Brésil. Mais parce qu’il n’a pas besoin de faire peur pour faire mal.
