ASMEX : la guerre de succession continue, un appel à l'apaisement se fait entendre

À quelques jours de l'assemblée générale censée désigner le successeur de Hassan Sentissi à la tête de l'ASMEX, la contestation de l'éligibilité des candidats a installé un climat de tension inhabituel. Au-delà des reproches, un appel à l'apaisement se fait entendre avant le vote du 23 juin. 

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De gauche à droite : Adil Zaidi, Sonia Mezzour et Abdelaziz Mantrach candidats à la présidence de l'ASMEX.

Depuis plusieurs semaines, l’ASMEX, devenue Confédération marocaine des exportateurs, traverse une zone de turbulences inhabituelle. La succession de Hassan Sentissi, à la tête de l’association depuis 2013 et dont le troisième mandat arrive statutairement à échéance fin juin, devait être réglée par une élection sans surprise. 

Les statuts prévoyaient initialement des mandats de trois ans, transformés ensuite en un mandat unique de cinq ans non renouvelable, avec une exception : en l’absence de candidature déposée dans les délais, le président sortant pouvait être reconduit. C’est ce qui s’était produit en 2021, lorsque Sentissi avait obtenu cinq années supplémentaires faute de candidat. 

Cette fois, trois candidats se sont présentés, tous vice-présidents sortants : Adil Zaidi, industriel à la tête de Bennes Marrel Maroc, spécialisée dans les équipements pour poids lourds, et président depuis 2022 de la Fédération de l’automobile, premier secteur exportateur du pays ; Abdelaziz Mantrach, issu du monde maritime et logistique, président de l’Association professionnelle des agents maritimes, consignataires de navires et courtiers d’affrètement ; et Sonia Mezzour, banquière d’affaires depuis près de trois décennies, à la tête d’Oversee une banque d’affaires spécialisée dans le financement et l’investissement . Leurs candidatures ont été examinées par le bureau exécutif, puis validées par le conseil d’administration, réuni le 18 mai sous la présidence de Sentissi lui-même. La même réunion a fixé au 23 juin la date de l’assemblée générale élective. 

Le critère contesté 

Depuis, le président sortant conteste publiquement l’éligibilité des trois profils, au nom d’un critère statutaire qu’il juge non respecté : l’« expérience avérée en matière d’export ». « Je ne remettrai pas les clés à quelqu’un qui n’exporte pas », a-t-il déclaré récemment chez nos confrères de Médias24, affirmant réaliser lui-même 100% de son chiffre d’affaires à l’export et refusant que la présidence de l’association échoie, selon ses mots, à quelqu’un qui « accompagne » ou « finance » l’export sans en être directement acteur. 

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