Trois ans. C’est le temps qu’il aura fallu entre l’adoption d’une loi autorisant l’autoproduction d’électricité et la publication des décrets qui la rendent réellement praticable. Le 9 juin 2026, le vide juridique se refermera : procédures définies, tarifs fixés, capacités d’accueil chiffrées. La vraie question maintenant : combien ça coûte, combien ça rapporte, et est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
Entreprises : foncez, mais préparez votre dossier
Pour les installations comprises entre 11 kW et 5 MW, entrepôts, hôtels, grandes surfaces, immeubles de bureaux, unités de fabrication légère, le dispositif est le plus opérationnel et le plus rentable. Ces acteurs peuvent désormais déposer une demande d’accord de raccordement auprès des Sociétés régionales multiservices (SRM), qui disposent d’un mois pour répondre. Il existe enfin une procédure claire, un interlocuteur désigné, et surtout un tarif de rachat opposable. Le distributeur ne peut plus récupérer le surplus gratuitement.
