Prendre un taxi relève souvent du parcours du combattant pour les Marrakchis. La scène se répète quotidiennement : des taxis libres qui ne s’arrêtent pas, des chauffeurs qui exigent des tarifs forfaitaires sans actionner le compteur, et des Marocains laissés en plan sous une chaleur écrasante. Un constat largement documenté par les usagers eux-mêmes.
“J’ai passé plus de 30 minutes à essayer de prendre un taxi. Même libres, aucun taxi ne s’est arrêté”
“J’ai passé plus de 30 minutes à essayer de prendre un taxi. Aucun ne s’est arrêté”, témoigne un usager à TelQuel. Finalement, un chauffeur s’immobilise. Et lui demande 40 dirhams, sans compteur, pour une course qui en coûte normalement dix. L’usager refuse, sort son téléphone et commande un VTC, présent en 2 minutes. “Au lieu de transporter un Marocain pour 10 dirhams, je préfère de loin un étranger qui va me donner au minimum 50 dirhams”, assume un chauffeur de petit taxi marrakchi. Le Marrakchi est devenu un mauvais client. Le touriste, une rente.
