C’est l’un des enseignements les plus frappants de l’Enquête nationale sur la famille 2025, rendue publique le 8 avril par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Au Maroc, le divorce n’est pas l’aboutissement d’années d’usure silencieuse. Il est, dans bien des cas, une rupture précoce, qui survient dans les toutes premières années du mariage.
Selon le rapport, le taux de divortialité « est le plus élevé pendant les deux premières années de mariage, avec un taux de 26,8‰, soit plus de cinq fois la moyenne nationale », établie à 3,6‰. Autrement dit : sur 1 000 couples mariés depuis moins de deux ans, près de 27 divorcent chaque année, contre 3,6 en moyenne nationale. Un chiffre qui dit beaucoup sur la fragilité du couple marocain à ses débuts.
Les enfants, facteur de résilience
Le rapport décrit le début de la vie conjugale comme une « phase de forte vulnérabilité matrimoniale, marquée, entre autres, par l’émergence rapide d’incompatibilités relationnelles, de difficultés économiques et de pressions familiales ». Autant de tensions qui, cumulées, peuvent précipiter une séparation avant même que le couple n’ait eu le temps de se consolider.
