Il faut empêcher les spéculateurs de jouer avec le feu : le gouvernement doit intervenir pour les raisonner. Je ne parle pas que des prix de la viande cameline, mais de ceux de tous les produits de base”, tempête Ali T., jeune militant associatif de Laâyoune, chef-lieu du Sahara.

Ces derniers jours, les prix de la viande de dromadaire, denrée de base pour les populations locales, surtout pour la préparation du marou, le plat le plus prisé (préparé avec de la viande cameline et du riz), ont atteint 135, voire 150 dirhams le kilogramme. En réaction, des jeunes ont lancé une campagne de boycott qui a été largement suivie.
“On ne veut pas politiser les choses, mais il fallait arrêter les dégâts, que ce soit à Laâyoune ou à Tanger. Le pouvoir d’achat des gens a été fortement mis à mal”, explique le militant.
