Le contexte
Signé le 9 mai 2025, jour de la fête de l’Europe, par Macron et le Premier ministre polonais Donald Tusk, le traité de Nancy est le premier accord de ce type signé par la France avec un pays avec lequel elle ne partage pas de frontière. Il remplace un traité d’amitié plus ancien signé en 1991. Le choix de Nancy, ville où vécut Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et duc de Lorraine, donne une profondeur historique au texte.
Ce qu’il promet
Un sommet bilatéral annuel présidé par les deux dirigeants, une coopération renforcée en matière de défense incluant une clause d’assistance mutuelle en cas d’agression armée, une coopération dans le nucléaire civil, des échanges universitaires et scientifiques, et la création d’une Journée de l’amitié franco-polonaise le 20 avril.
Ce qu’il a livré
Le bilan est encore à écrire mais le signal politique est déjà fort. La France élargit le cercle de ses traités d’amitié au-delà de ses voisins immédiats, dans un contexte de guerre en Ukraine. Le volet défense est le plus ambitieux jamais inclus dans un traité bilatéral français.
Ce qui pourrait intéresser le Maroc
Le traité de Nancy est le précédent qui légitime le traité marocain. Si la France peut signer un traité d’amitié avec un pays non frontalier au nom de la sécurité européenne, elle peut le faire avec le Maroc au nom de la sécurité méditerranéenne. Le volet défense du traité de Nancy préfigure ce que Florence Parly, ancienne ministre française des Armées et membre du comité des sages, prépare pour le volet défense du traité marocain. Et la Journée de l’amitié franco-polonaise pourrait inspirer un équivalent franco-marocain.
