J’ai le plaisir d’annoncer que les États-Unis et l’Iran discutent pour mettre fin aux hostilités”, écrit Donald Trump sur Truth Social le 23 mars. Celui qui ironisait le 17 mars sur l’absence d’interlocuteurs côté iranien — décimés par les bombardements — change de ton : la désescalade se matérialise à Washington. Le président déclare en effet suspendre cinq jours encore l’attaque sur les centrales électriques iraniennes.
Mais avec qui les États-Unis discutent-ils ? Difficile à dire, tant leurs versions se succèdent : d’abord “un interlocuteur sérieux”, puis le président du parlement Mohammad Ghalibaf – qui a réfuté l’information –, et enfin, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Une chose demeure : la République islamique nie catégoriquement avoir entamé de nouvelles négociations. Il faut dire que les deux précédents rounds s’étaient révélés être de pures façades — conduits alors même que les États-Unis et Israël préparaient leurs attaques sur l’Iran.
Selon la presse iranienne, le régime des mollahs estime avoir pris l’avantage stratégique dans la guerre et n’envisagerait de négocier avec les États-Unis qu’à partir d’exigences ruineuses pour la coalition israélo-américaine : 100 milliards de dollars de réparation, le démantèlement des bases américaines dans tout le Moyen-Orient et une taxe de deux millions de dollars sur chaque pétrolier traversant le détroit d’Ormuz.
