Guerre au Moyen-Orient : Casablanca a tremblé plus fort que Wall Street 

Frappes sur l'Iran, détroit d'Ormuz qui se ferme et cours du pétrole qui s'enflamme… la Bourse de Casablanca a perdu 10% en deux séances, sa pire correction depuis des mois. Choc géopolitique, certes, mais n'a-t-il fait que révéler les failles d'un marché déjà à bout de souffle ?

Par

Yassine Toumi/TelQuel

Un missile tombe sur Téhéran, le pétrole flambe à New York, Tokyo panique, et Casablanca trébuche. En une séance, le MASI a perdu 4,21%, effaçant plusieurs semaines de progression et faisant replonger la capitalisation sous le seuil symbolique des 1000 milliards de dirhams, à 976,6 milliards.

Le MASI 20, qui regroupe les valeurs phares, fait encore pire avec un recul de 5,10%. Les grandes capitalisations bancaires, industrielles et télécoms sont malmenées, les investisseurs vendent ce qui est le plus liquide, et la Bourse de Casablanca signe l’une de ses plus fortes corrections récentes sur fond de guerre au Moyen-Orient.

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