TelQuel : Selon vous, l’État a-t-il bien anticipé cette catastrophe ou la gestion de cette crise relève-t-elle surtout de l’urgence ?
Nizar Derdabi : Les catastrophes naturelles comportent toujours une part d’imprévisible. On peut anticiper des épisodes de pluies diluviennes, on peut même prépositionner des moyens, mais on ne maîtrise jamais complètement la dynamique d’un oued en crue, la rupture d’un axe routier ou l’évolution du niveau d’eau dans une zone inondée. L’inondation reste une crise à forte incertitude.
Cependant, l’absence de victimes à ce stade révèle que la chaîne d’alerte, les protocoles d’évacuation et la mobilisation des moyens ont effectivement bien fonctionné. On est aujourd’hui dans une logique marocaine bien rodée : anticipation et capacité à organiser l’urgence quand elle survient.
